Wille-zur-Macht

La volonté de puissance

Jeudi 9 septembre 2010 à 22:38


SOURCE



Enréponse à l’imposition brutale du Traité de Lisbonne, une plate-forme de citoyens a lancé une initiative nationale pour obtenir le retrait de l’Autriche de l’Union européenne. Il s’agit en premier lieu de garantir la liberté politique du peuple et le sauvetage des bases existentielles de l’Autriche : du (re-)développement d’un marché intérieur à l’abri des crises et d’un Etat social, ce qui n’est possible qu’à l’intérieur d’Etats indépendants, de remettre la neutralité au centre de la politique extérieure, de la liberté d’accepter ou refuser les OGM, de la réintroduction d’une monnaie nationale et de l’introduction d’une démocratie directe selon le modèle helvétique.

 

 

autriche

 

Les droits de souveraineté transférés aux organes communautaires, comme le prévoit le Traité de Lisbonne, ne sont pas limités et suite à cela, pas assez légitimés démocratiquement.

 

Puisque plus de 80% des lois sont imposées par l’UE à l’aide de prescriptions, directives, décisions et autres consignes, plus aucun politique ne porte de responsabilité pour ces lois. Ni les députés «représentants du peuple», ni la Cour constitutionnelle autrichienne ne s’opposent à cet politique européenne antidémocratique.

 

La majorité du peuple autrichien s’oppose à l’UE. Ainsi en témoigne le sondage effectué par le Linzer Meinungsforschungsinstitut Imas, révélant que 54% de la population estime que l’UE apporte plus de désavantages que d’avantages au pays .

 

Il faut rendre au peuple autrichien ses droits politiques

 

 

Economie

 

Les entreprises nationales qui sont en relation avec la population, ont de moins en moins de chances de survie dans un système supranational. L’Autriche ne peut plus conclure d’accords commerciaux, vitaux pour la protection de l’économie nationale, du fait de son appartenance à l’UE; le commerce international est entièrement dans les mains des organes centraux de l’UE. De nombreuses petites et moyennes entreprises ont dû fermer leurs portes depuis l’adhésion du pays à l’UE, dont beaucoup d’artisans et d’entreprises de production de biens, offrant à la jeunesse des places d’apprentissage et des emplois et contribuant fortement à l’économie nationale. Sans souveraineté économique, un Etat ne peut remplir sa mission de sauvegarde de la stabilité économique; il ne peut ni la conserver ni la développer.

 

C’est l’AELE qui se présente comme la véritable alternative à l’UE.

 

Son avantage principal est que, au con­traire de l’UE, elle ne mène pas de libre échange illimité. Les accords de l’AELE prévoient notamment une réduction des taxes douani­ères pour les produits industriels, mais chaque pays conserve le droit d’imposer ces dernières aux pays tiers et conserve sa propre politique économique et moné­taire. Et surtout: l’agriculture et le marché du travail sont exclus du libre échange!

 

L’AELE a une grande importance pour un pays comme la Suisse, fortement orienté vers les exportations, une voie dans laquelle devrait s’engager (à nouveau) l’Autriche.

 

 

Etat social

 

Le principe suprême de l’UE, soit les «libertés du marché», autrement dit la liberté illimitée de l’échange de marchandises, d’établissement, des services, la libre circulation des travailleurs, ainsi que la libre circulation des capitaux. Cette dernière est essentielle pour les multinationales, puisqu’elle permet une politique orientée vers le profit maximum, source de difficultés majeures pour beaucoup de monde; cette politique est soutenue depuis des décennies par la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE). La politique sociale y est totalement ignorée. La preuve en est apportée par l’augmentation constante du chômage, par la diminution des rentes vieillesse et l’écart s’élargissant entre riches et pauvres.

 

 

Neutralité

 

Est neutre un pays menant sa propre politique étrangère (comme la Suisse), se tenant strictement à l’écart de tout pacte militaire, et servant ainsi la paix. Du fait de son armée, à laquelle participe l’Autriche, l’UE représente elle-même un pacte militaire. A quoi il faut ajouter son étroite relation à l’OTAN, dont la majorité des pays de l’UE sont membres. Dans le dernier document sur la politique de sécurité du gouvernement fédéral autrichien, il est question d’inclure davantage le pays dans les structures de sécurité internationales, l’OTAN y gagne en importance, et le devoir d’assistance et de participation à des expéditions militaires est renforcé. Le Traité de Lisbonne nous contraint à améliorer constamment nos capacités militaires (exigence de réarmement) et à participer, le cas échéant, à des interventions bellicistes, souvent dénommées «mission de combat contre le terrorisme». Cette dernière mission finit parfois dans des guerres d’agression menées de par le monde.

 

Ce n’est qu’en quittant l’UE qu’il sera possible de retrouver la neutralité en tant que base pour la politique étrangère autrichienne.

 

 

Liberté d’accepter ou de refuser les OMG

 

Du fait des «libertés illimitées du marché» obligatoires, il n’est pas possible pour un Etat membre de l’UE d’empêcher l’importation de fourrage OMG, par exemple les pommes de terre cultivées industriellement (Amflora) ou bien des produits finis contenant des ingrédients OMG. Il est absolument nécessaire de respecter la volonté des 1,2 million d’Autrichiens qui ne veulent pas de génie génétique ni dans l’agriculture, ni dans les produits alimentaires. Les revendications de l’initiative populaire de 1997 à ce sujet sont toujours d’actualité:

 

1. pas de nourriture sortant des laboratoires de génie génétique en Autriche;

 

2. pas d’autorisation pour la mise en liberté d’êtres vivants génétiquement manipulés;

 

3. pas de brevets sur la vie.

 

La politique de l’UE nous interdit cette protection, c’est pourquoi il faut s’en retirer.

 

 

Monnaie nationale

 

La monnaie nationale est une caractéristique primordiale d’un Etat. L’Autriche n’est plus en mesure de diriger son économie par une politique monétaire et de crédits; c’est pourquoi il lui faut retrouver sa propre monnaie (p. ex. le Schilling), afin d’assurer sa stabilité économique. Encore récemment, l’Autriche a dû verser 2,3 milliards d’euros pour la prétendue «aide à la Grèce» et 12,6 milliards pour le «plan de sauvetage» de l’euro. Cette procédure est anticonstitutionnelle et contrevient aux accords – selon les experts. Le résultat de cette politique erronée est une inflation galopante et le risque d’une conversion monétaire sur le dos des contribuables.

 

L’internationalisation des monnaies nationales est une erreur qui a contribué aux difficultés financières et économiques actuelles. La reprise des déficits de pays instables par des pays stables, ces derniers représentant le socle de l’euro, amplifie encore les difficultés. En sortant de l’UE, l’Autriche pourrait retrouver sa propre monnaie et mettre un frein au renchérissement.

 

 

Agriculture

 

L’agriculture doit être protégée par la réintroduction de taxes douanières et de restrictions commerciales. Ce qui permettrait d’assurer l’approvisionnement du pays avec des produits locaux. Nous avons besoin d’une politique agricole qui a pour but le ravitaillement de la population par des produits sains, la préservation des surfaces arables ainsi que leur exploitation écologique. Il faut obtenir pour les producteurs des prix con­formes à leur travail et dans la mesure du possible favoriser la vente directe de produits de première nécessité, soit par le paysan lui-même soit par des coopératives agricoles. C’est fondamental pour assurer la sécurité alimentaire.

 

L’UE nous impose une production industrielle des produits alimentaires sur d’immenses exploitations et détruit ainsi les structures familiales réduites qui sont capables de s’adapter aux besoins régionaux de la nature, de l’homme et des animaux. Les agriculteurs sont tributaires des prix du marché mondialisé et des subventions de l’UE. Uniquement en quittant l’UE l’agriculture paysanne pourra survivre.

 

La liberté et la démocratie sont le fruit d’une lutte séculaire, les puissants n’ayant jamais lâché volontairement leur pouvoir.

 

 

Comment soutenir cette initiative populaire

 

Tous les citoyens autrichiens, âgés de 16 ans révolus, sont habilités à signer les initiatives populaires. Dès que 8032 citoyens (1 pour mille de la population) auront signé la déclaration de soutien, le ministère de l’Intérieur annoncera publiquement pour tout le pays la semaine au cours de laquelle seront récoltées les signatures.

Vous trouverez les déclarations de soutien sur Internet à l’adresse webinformation.at

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